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Alimentation & poids

Les troubles du comportement alimentaire : quand manger devient une lutte

Vous mangez alors que vous n'avez pas vraiment faim ?

Vous grignotez sans même vous en rendre compte, vous avez parfois l'impression de ne pas savoir vous arrêter, vous mangez en cachette ou vous vous tournez vers la nourriture lorsque vous êtes stressé, triste, fatigué ou contrarié ?

Peut-être avez-vous déjà essayé de reprendre le contrôle : régime, aliments interdits, comptage, sport, restriction, « je recommence lundi »… Et pourtant, quelques jours ou quelques semaines plus tard, le même scénario recommence. Ce n'est pas forcément un manque de volonté.

Derrière le rapport à la nourriture peuvent se cacher des habitudes, des croyances, des émotions, des automatismes et parfois une véritable relation de lutte avec son propre corps.

Et c'est souvent cette lutte qu'il faut commencer par comprendre.

Les troubles du comportement alimentaire : quand manger devient une lutte

Quand la nourriture devient une réponse

Les troubles du comportement alimentaire ne prennent pas tous la même forme. Il peut s'agir d'hyperphagie, de boulimie, de restriction alimentaire, de sélectivité alimentaire, d'une relation très contrôlée à la nourriture ou encore de comportements alimentaires fortement influencés par les émotions.

Sans forcément parler de trouble alimentaire au sens clinique, beaucoup de personnes vivent également :

  • des grignotages répétés ;
  • des envies alimentaires difficiles à contrôler ;
  • des repas pris sans véritable faim ;
  • des épisodes où l'on mange de grandes quantités ;
  • le sentiment de « craquer » ;
  • la nourriture utilisée pour se calmer, se récompenser ou se réconforter ;
  • des aliments devenus « interdits » ;
  • une culpabilité après avoir mangé ;
  • le besoin de compenser le lendemain ;
  • une préoccupation permanente autour du poids ou de l'alimentation ;
  • une difficulté à accepter son corps.

Et parfois, tout cela s'accompagne d'une phrase qui revient : « Je sais ce que je devrais faire… mais je n'arrive pas à le faire. »

C'est précisément là que la notion de volonté montre ses limites

Hyperphagie, boulimie… quelle différence ?

Il n'est pas nécessaire de connaître toutes les classifications pour comprendre ce que l'on vit.

L'hyperphagie correspond notamment à des épisodes durant lesquels une personne mange une quantité importante de nourriture avec le sentiment de perdre le contrôle, sans comportements compensatoires réguliers.

La boulimie associe également des épisodes de perte de contrôle alimentaire, mais avec des comportements destinés à compenser ce qui a été mangé : vomissements provoqués, restriction importante, exercice physique excessif, etc.

D'autres difficultés existent : restriction, sélectivité alimentaire, évitement de certains aliments, alimentation très ritualisée, préoccupations excessives concernant le poids ou l'apparence… Chaque situation mérite d'être considérée dans sa globalité.

Et lorsqu'il existe un véritable TCA, l'hypnose ne remplace évidemment pas une prise en charge médicale ou psychothérapeutique adaptée. Elle peut, dans certains cas, venir en complément d'un accompagnement pluridisciplinaire.

Hyperphagie, boulimie… quelle différence ?

Et si le problème n'était pas votre manque de volonté ?

Et si le problème n'était pas votre manque de volonté ?

Parce qu'on entend encore beaucoup : « Il faut être raisonnable. » « Il faut résister. » « Il suffit de manger équilibré. » « Trois repas par jour, pas de grignotage. » « Il faut finir son assiette. » « Le sucre est interdit. » « Il faut tenir. » « Il faut être fort. »

Mais à force de devoir se contrôler, certaines personnes finissent par vivre leur alimentation comme un combat permanent. Un aliment devient interdit. Puis il devient encore plus attirant. On résiste. On finit par craquer. On culpabilise. Alors on décide de faire encore plus attention...

Et le cycle recommence.

Plus on lutte contre soi-même, plus on s'épuise. L'objectif n'est donc pas forcément d'apprendre à mieux résister.

Il peut être beaucoup plus intéressant d'apprendre à ne plus avoir besoin de lutter de la même manière.


Le fameux effet yo-yo

Les régimes à répétition peuvent donner l'impression que le corps « ne répond plus » comme avant.

Lorsqu'une personne réduit fortement ses apports alimentaires, l'organisme s'adapte à cette restriction. La dépense énergétique peut notamment diminuer et les signaux qui régulent la faim et la satiété peuvent évoluer.

Lorsque la restriction s'arrête, la reprise alimentaire peut alors s'accompagner d'une reprise de poids. Ce phénomène peut être renforcé par les cycles successifs de régimes, le stress, le manque de sommeil, les changements d'activité physique ou encore les évolutions naturelles de la composition corporelle avec l'âge. 

Votre corps ne cherche pas à vous saboter. Il cherche à s'adapter.

Comprendre ces mécanismes permet de sortir d'une vision culpabilisante dans laquelle chaque reprise de poids serait simplement le résultat d'un manque de volonté.

 

Kilos émotionnels et dysmorphophobie : quand le poids finit par prendre toute la place

Le rapport au poids ne concerne pas uniquement l'alimentation. Pour certaines personnes, le corps devient une préoccupation permanente : se peser, se regarder, se comparer, vérifier certaines parties de son corps, éviter les photos, choisir ses vêtements pour cacher certaines zones ou attendre de perdre du poids avant de se sentir véritablement bien.

Lorsque la perception de son apparence devient excessivement préoccupante et source de souffrance, on peut parler de dysmorphophobie.

La dysmorphophobie ne correspond pas simplement au fait de ne pas aimer son corps. Il s'agit d'une préoccupation importante et persistante concernant un défaut réel ou perçu, parfois minime ou invisible pour les autres, qui peut prendre beaucoup de place dans la vie quotidienne.

Les réseaux sociaux, les comparaisons et les images largement retouchées peuvent également renforcer cette perception négative de soi.

Parallèlement, les kilos émotionnels peuvent traduire une autre difficulté : utiliser la nourriture pour apaiser temporairement une émotion, un stress ou une tension intérieure. Dans les deux cas, le travail ne consiste pas simplement à « perdre du poids ».

Il s'agit aussi de retrouver une relation plus apaisée avec son corps, ses émotions et son propre regard.

Kilos émotionnels et dysmorphophobie : quand le poids finit par prendre toute la place

L'hypnose : arrêter la guerre intérieure

L'hypnose ne consiste pas à vous apprendre à mieux résister à la nourriture ni à vous imposer une nouvelle série d'interdits.

Elle peut permettre de travailler sur les automatismes, les croyances, les émotions et les mécanismes qui entretiennent la relation difficile à l'alimentation.

Comprendre pourquoi certaines situations déclenchent une envie de manger, identifier ce qui se joue derrière une compulsion, modifier certaines associations devenues automatiques et retrouver progressivement des réponses différentes.

Le travail peut également permettre de revenir davantage à ses sensations de faim, de satiété et de plaisir, plutôt que de fonctionner uniquement à partir de règles, d'interdits ou de culpabilité. Il ne s'agit pas non plus de remplacer une compensation par une autre.

L'objectif est de sortir progressivement du cycle : je mange, je culpabilise, je compense, je me restreins, puis je recommence.

Et surtout, il s'agit de changer la relation que l'on entretient avec soi-même. Pendant des années, vous avez peut-être appris à vous contrôler, à résister, à tenir, à vous imposer des règles et à vous battre contre votre corps.

Et si vous pouviez maintenant déposer l'armure ? Ne plus avancer contre vous-même, mais avec vous-même.

Parce que lorsque l'on cesse de faire la guerre à son corps, à ses émotions et à son alimentation, on peut enfin consacrer son énergie à ce qui compte réellement : comprendre, changer et retrouver sa liberté.

L'hypnose : arrêter la guerre intérieure

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